Formation de base
La Manufacture s’inscrit dans la tradition théâtrale francophone tout en s’ouvrant à d’autres cultures artistiques. La formation qu’elle dispense valorise une approche globale du métier, où le comédien est plus qu’un exécutant : il est un vrai compagnon de travail dans une complète autonomie et dans une constante recherche d’excellence.

La Manufacture propose une orientation « jeu » au premier niveau de la formation de base (Bachelor ; 3 années d’études) et ambitionne la mise en place d’une spécialisation « mise en scène » (Master) au deuxième niveau de la formation de base.

Le projet pédagogique et artistique de la Manufacture valorise une approche globale du métier où le comédien* est plus qu’un exécutant : il doit se poser la question du renouvellement de son art et de sa pratique, et posséder les outils critiques et réflexifs qui lui permettront de tracer une ligne de recherche personnelle et cohérente parmi la multitude de croisements possibles.

Le métier exige aujourd’hui d’être non seulement un bon interprète capable de répondre aux indications du metteur en scène, mais aussi un vrai compagnon de travail, un artiste créateur qui honore sa position de comédien à l’intérieur d’une création, et qui de surcroît participe à l’élaboration dramaturgique de l’ensemble. Il possède une compréhension de l’ensemble de la machine théâtrale aussi bien technique qu’économique et contribue activement à la définition et au renouvellement des processus de travail.

Les cloisons entre le théâtre, la danse, la musique, les arts numériques, deviennent de plus en plus minces. De nouvelles formes apparaissent, connexes, transdisciplinaires. Dans l’élan dynamique de la création contemporaine, le comédien, pour y participer pleinement, a d’autant plus besoin de savoir faire ses propres choix artistiques.

Cette manière d’envisager la création et la pratique du comédien contribue à ouvrir des perspectives professionnelles, et à appliquer la pratique théâtrale de manière transversale à d’autres champs. Elle permet de tisser des liens de collaboration et de réflexion non seulement avec d’autres disciplines artistiques, mais avec des réseaux cousins (l’éducation) ou plus éloignés en apparence, comme ceux des sciences, de la santé, du social, de l’entreprise. Le comédien y gagne non seulement un renouvellement de son propre questionnement, mais il élargit le champ d’application de son art et, par là, potentiellement, son volume d’activité.

*Afin de faciliter la lecture du texte, nous renonçons à l'usage systpmatique des formes féminines et masculines pour désigner les personnes. Il va de soi qu'il s'agit toujours des femmes et des hommes.